2013-01-19 17:28
Tout au long du roman, nous suivons Arnljótur, gentiment appelé Lobby par son père octogénaire, qui a décidé de quitter son pays pour se rendre à l’étranger, afin de s’occuper d’une roseraie dans un petit lieu isolé chez des moines. Le jeune homme est passion d’horticulture, et s’est donc avec plaisir qu’il va se découvrir dans ce lieu inconnu. Tout au long de son trajet, Arnljótur va faire de belles rencontres. Mais il est loin d’imaginer que c’est dans ce lieu isolé qu’il va véritablement rencontré Anna, la mère de son enfant. Commençons par le style. Je dois dire que j’ai trouvé l’écriture particulièrement poétique et envoûtante. Ça m’a donné l’impression d’une mélodie n’emportant avec elle à chaque note. J’ai donc été totalement séduite. Les chapitres ne sont ni trop long ni trop courts, et nous offrent la possibilité de s’arrêter quand on veut. Le tout se lit plutôt vite et très agréablement. Bref, rien à redire là dessus. Au niveau des personnages, nous suivons donc Arnljótur, un jeune homme de vingt-deux ans, passionné d’horticulture, passion qu’il partageait avec sa mère décédée, et qui se retrouve papa, suite à une aventure d’une nuit. Il ne sait pas vraiment ce qu’il veut faire dans la vie, et décide de se retiré dans la célèbre roseraie des moines, quelques peu délaissée, afin de la sublimer à nouveau. Ce jeune homme est très attachant, et c’est avec un immense plaisir qu’on suit ses aventures. En réalité, j’ai trouvé tous les personnages attachants. Le père d’Arnljótur, cet octogénaire très protecteur, ne nous laisse pas indifférent non plus. Et puis, il y a Anna, la mère de sa petite fille, et Flora Sol, sa fille. On ne peut qu’être attendrie par la relation du père et de la fille, très complices. Finalement, au cours de cette odyssée, Arnljótur va se découvrir père de famille. Et puis, il y a les moines, et notamment Frère Thomas qui se révélera de bon conseils, et avec qui le jeune homme partagera plus d’une soirée à regarder des grands films autour d’un verre. Tout ça pour dire que tous les personnages ont un petit quelque chose de très attachant, même Josef, le frère autiste d’Arnljótur, dont on en entends pourtant peu parler, se révèle adorable. Au niveau de l’histoire, tout se passe en douceur, en poésie. Pas après pas. Et j’ai été charmée par cette histoire. En ce qui concerne le lieu, par contre, il n’est jamais mentionné. Quelques indices ça et là, mais qui au final, ne m’ont personnellement pas aidé à trouver le véritable lieu de l’action. C’est à la fois un plus et un moins. Disons que j’aime quand tout est clair, donc personnellement, ça m’a un peu embêté. Malgré tout, comme dit, j’ai été charmée par ce roman, où le personnage principal se transforme en homme au fil des pages. La fin m’a laissé un peu perplexe, et dans le flou, comme souvent, et j’aurais été curieuse de savoir ce qu’il se passerait ensuite, mais bon. Comme vous l’avez constaté (ou pas) je n’ai mis qu’un coeur jaune, et n’ai donc classé ce roman qu’étant une bonne lecture. Pourquoi ? Et bien, je ne sais pas exactement. Il m’a manqué quelque chose pour que la magie opère un peu plus. Mais quoi ? Ca, je ne saurais vous le dire... Il n’empêche que c’est un roman délicieux qui ne peut que vous envoûter comme la senteur d’une fleur.
En somme :
Très poétique, riche en émotions, en senteur, en découvertes. Une bonne lecture, dont il m’aura tout de même manqué quelque chose.