Nous avions quitté Diana enceinte de son mari de vampire, devant apprendre la terrible nouvelle de la mort tragique de sa tante Emily… Ce dernier tome recèle les derniers mystères à élucider. Diana va-t-elle retrouver les pages manquantes du Livre de la Vie, l’Ashmole 782 et que va révéler cet ouvrage désiré par toutes les créatures (vampires, sorciers et démons) ? Comment le couple va–t-il affronter la Congrégation afin de sauver leurs vies mais aussi celles de leurs enfants à naître ? Et qui est ce tueur de vampire qui sévit dans toute l’Europe ?
Des questions trouveront leurs réponses, des personnages se révéleront. On s’attache facilement à chacun d’entre eux : Ysabeau qui malgré sa froideur s’avèrera une véritable mère capable de tout pour protéger les siens, Gallowglass le celte protecteur de Diana et neveu de Matthew, Marcus et Phoebe un couple jeune mais déjà solide, Jack qu’on désire protéger malgré sa dangerosité, Baldwin qu’on aime détester mais qu’on apprend à connaître, et tous les autres, nombreux mais indispensables… Un point fort de cette saga c’est la façon dont sont abordées les créatures. En général, lorsqu’on parle de vampire, on se laisse emporter par leur mode de vie et surtout leur goût pour le sang. Ici c’est l’être qui est mis en avant, ses sentiments, cette solidarité dans la famille. Et il en va de même chez les sorciers… C’est le côté humain qui est privilégié !
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Dans ce dernier tome, Diana se révèle. Elle est plus femme, plus épouse, plus mère et son désir de protection est intense. Il augmente au fur et à mesure que son pouvoir de sorcière se développe. Elle prend des initiatives et s’aperçoit des responsabilités énormes qu’elle porte sur ses épaules. Mais au lieu d’en être effrayée, elle les assume du mieux qu’elle peut (du moins au début)… et fera tout pour mettre les siens en sécurité. Matthew aussi se dévoile. Ce que j’aime avec ce personnage c’est son imperfection, l’aspect torturé de sa personne et un peu compliqué à comprendre…
Cette trilogie se termine et c’est avec un pincement au cœur que je laisse Diana et Matthew profiter de leur famille et d’un bonheur amplement mérité… malgré toutes les épreuves qu’ils ont traversé, épreuves qui ont laissé leurs cicatrices !
Miriam fit la grimace.
- Allons-y, dit Matthew, avant qu’ils trouvent un autre sujet de dispute.
- Oh, ils ne se disputent pas, dit Gallowglass en nous tenant la porte. Ils flirtent.
- Qu’est ce qui vous fait croire cela ? demandai-je, stupéfaite.
- Chris adore donner des surnoms aux gens. (Il se tourna vers Matthew.) Il vous appelle Wolfman. Comment il appelle Miriam ?
Matthew réfléchit un instant.
- Miriam.
- Et voilà ! fit Gallowglass en souriant jusqu’aux oreilles. (Matthew étouffa un juron.) Ne vous inquiétez pas, mon oncle. Miriam n’a pas fréquenté d’hommes depuis que Bertrand a été tué.
- Miriam… et un humain ? s’étonna Matthew.
- Ça ne débouchera sur rien, le tranquillisa Gallowglass pendant que les portes de l’ascenseur s’ouvraient. Elle brisera le cœur de Chris, évidemment, mais nous ne pourrons rien y faire.
J’étais profondément reconnaissante à Miriam. A présent, Matthew et Gallowglass avaient quelqu’un d’autre dont s’inquiéter en dehors de moi.
- Le pauvre garçon, soupira Gallowglass en appuyant sur le bouton de fermeture. (Il fit craquer ses phalanges alors que nous descendions.) Peut-être que je vais faire un peu de lutte avec lui, en fin de compte. Une bonne dérouillée vous éclaircit toujours les idées.
Quelques jours plus tôt, je m’étais demandé avec angoisse si les vampires survivraient à Yale une fois au milieu des étudiants et des professeurs.
A présent, je me demandais si Yale survivrait aux vampires.