2014-02-17 09:12
Après “Mon traître” et “Retour à Killybegs”, qui ne m’avaient pas convaincu, et parce que ce roman-çi a été Prix Goncourt des lycéens, je me frotte de nouveau au style de Monsieur Sorj Chalandon. Et j’ai l’impression de lire de nouveau le même roman : un jeune français, en mal de rébellion, part faire la guerre dans un autre pays. Après “mon traitre”, le personnage principal a “mon druze”. Agaçant, et liberticide ! Cette fois-ci, le personnage principal prend réellement part à la guerre du Liban, au détriment de sa famille. Je ne me suis donc pas reconnue dans ce personnage qui, au départ, joue le Choeur, et qui, au final, se retrouve à jouer Antigone. Quel changement de point de vue, et pourquoi ce revirement ?! Alors certes, j’ai appris pas mal de choses sur l’écriture de la pièce “Antigone” en elle-même, ainsi que sur la guerre du Liban (pauvre pays....) Mais cela n’a pas suffit à mon plaisir de lecture. Une émotion, tout de même, lors de la description du camp de Chatila, le lendemain matin après le massacre. L’image que je retiendrai (attention spoiler) : Celle d’Antigone, pardon, Imane, morte à Chatila..... La citation : "Et puis il a tiré. Deux coups. Un troisième, juste après. (...) Il a tiré sur la ville, sur le souffle du vent. Il a tiré sur les lueurs d’espoir, sur la tristesse des hommes. Il a tiré sur moi, sur nous tous. Il a tiré sur l’or du soir qui tombe, le bouquet de houx vert et les bruyères en fleur.” p.160.
Alex-Mot-à-Mots
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